Repas
Le premier arrêt après le départ du Boéchet se situe au Canon, dans le musée du ski où une gelée de mémage sera servie.

Histoire du lieu
Afin de se rendre au Canon, le parcours traversera Le Bourquard-Cattin et le Cimetière des Pestiférés. Au XVIIe siècle la région vécut une épidémie de peste qui décima la population. La maladie était si ravageuse que l’on ne trouvait parfois plus personne pour inhumer les corps. On compta même 18 morts dans une seule habitation. Un cimetière fut érigé en dehors de la localité et on y enterra entre autre le premier curé des Bois, disparu à l’âge de 31 ans, à qui on érigea un crucifix et une pierre gravée du texte suivant :
En la mémoire de Thibaud Ory, premier curé des Bois et de tous les fidèles inhumés dans ce cimetière pendant la Peste de 1636.
Autour du cimetière, on découvre les habitations du Bourquard-Cattin, qui comptèrent des paysans horlogers ainsi qu’à l’est celle du Droit, dont on citera Joseph Jeanbourquin, cultivateur et finisseur ainsi que François, fabricant d’horlogerie de 1864 à 1893.


Lorsqu’on regarde en direction du Doubs on bénéficie d’une magnifique vue sur la Franche-Comté qui recelait également des paysans horlogers. Ces paysans se rendaient à La Chaux-de-Fonds pour livrer leur production aux comptoirs horlogers et l’un des chemins les plus courts passait par les Echelles de La Mort, juste au-dessous des Bois, sur territoire français.
Le moulin de La Mort brûla le 12 avril 1893, jour où Constance Chapatte et son fils Joseph, étaient venus visiter sa belle-sœur Elisa Court-Robert résidente au moulin avec son fils Justin. Un retour de flamme dans le fourneau en fonte de la chambre de ménage avait bouté le feu à une paroi en bois. Le vent violent avait ensuite propagé les flammes à tout le bâtiment.